Comment ne pas être happé par la vision de la goutte d’eau qui ruisselle sur la vitre ?
Que ça soit au bureau, dans les transports, chez soi ou même dans la voiture, il nous est tous arrivés de la suivre des yeux, d’être engagé dans sa course folle plus ou moins linéaire jusqu’à la rencontre avec un obstacle, la faisant passer d’une jolie goutte à une petite flaque.

Pour autant, les émotions ressenties face à la pluie sont clivantes. Comme s’il n’y avait que deux façons de la percevoir. Certaines personnes vont se sentir déprimées rien qu’à la vue ou au son des gouttes qui s’abattent sur le pavé. Le ciel est gris et bas participe au sentiment d’enfermement. Et puis parfois, c’est un véritable torrent qui s’abat et on n’y voit pas à 3 mètres. Le vent se lève et emporte avec lui les parapluies tout en jetant aux visages des passants les quelques feuilles mortes qui trainent si ce n’est les publicités ou journaux lâchement abandonnés.
Et si par malheur, on est dehors au moment de la tempête, on en ressort avec les cheveux ébouriffés et, pour les moins chanceux, des poussières plein les yeux.


Pour d’autres, les plus terre à terre peut-être, la pluie est salvatrice, elle vient arroser les cultures et nettoyer. Les rêveurs eux imaginent qu’elle nettoie l’âme, entraîne avec elle les souffrances et lave les blessures. Rire aux éclats sous la pluie apparait comme une expérience cathartique aux allures d’une scène cinématographique.
D’ailleurs pour les mariages, les futurs mariés angoissent souvent à l’idée d’avoir de la pluie alors que ça ne reste que de la pluie. Ça ne viendra pas entacher l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre. Et les photos sous la pluie dégagent un charme intemporel fou. La pluie est très photogénique, bien plus qu’on ne veut le croire.


A la pluie succède toujours le beau temps, le soleil qui fait déjà un peu plus l’unanimité. On se plaint rarement de la journée ensoleillée qui se profile. On est ravi de sortir les tenues plus légères, les chapeaux, les lunettes de soleil. Les terrasses se remplissent et le temps se suspend autour d’un verre et de quelques cacahuètes. Les rayons du soleil habillent les murs et font briller les vitres. Ils tannent les peaux qui se dévoilent. Les rires des enfants qui jouent dehors inondent les rues et animent les petites places ou les parcs.

Pour autant, il ne faut pas que la chaleur pointe le bout de son nez. A partir d’une certaine température, les corps dégoulinent et ne supportent plus la sensation du soleil qui agresse la peau. Il faut un juste milieu, du soleil, oui, mais accompagné de sa légère brise.
Et puis, soyons honnête, la météo reste un sujet facile. On peut engager la conversation avec n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. C’est une clé universelle vers l’échange. On peut aussi finir par être agacé des discussions qui tournent autour de la pluie et du beau temps avec l’impression de tourner en rond.


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